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Alerte zones humides : la mare aux tritons III

 

DEUX SAISONS PLUS TARD

Ponte de grenouilles rousses sauvages - Nature Wardens 

Nous attendions tous avec impatience le printemps pour voir si d'aventure quelques espèces sauvages avaient naturellement colonisé la mare.

Bien sûr, son utilité première, recueillir les pontes menacées (assèchement des flaques / mares - Ecrasement par des engins motorisés), restait d'actualité (malheureusement), mais une colonisation naturelle serait un succès ultime et la preuve d'un milieu bien équilibré.

Et bien nous avons été gâtés !

En plus des insectes et larves nécessaires à la chaîne alimentaire, nous avons eu des grenouilles dont la rare grenouille de Lessona :

Grenouille de Lessona - Nature Wardens

Et une bande de tritons venus frayer dans le coin :

Triton alpestre femelle - Nature Wardens

Et pour finir, une vidéo de la danse nuptiale chez les tritons alpestre (ceux de notre mare of course!) :



Alerte zones humides : la mare aux tritons II

 

LA MARE NURSERIE : LE CHANTIER

1/ Creuser et consolider le fond :

1 tonne et demi de terre piochée et pelletée à la main. 10 jours de travaux forcés de 8h00 à 19h00. On est écolo ou on ne l'est pas !


2/ Poser le feutre pour éviter que les racines des arbres alentours ne percent la membrane EPDM. Stabilisation du feutre par Jean-Paul le chat pirate.


3/ Habillage de la mare et implantation d'échantillons de flore locale.

L'erreur à ne pas commettre : acheter des plantes aquatiques en jardinerie pour végétaliser la mare : la plupart du temps ces plantes sont invasives et au lieu d'aider, elles déséquilibrent les écosystèmes. Les espèces locales (végétales et animales) ne s'en remettent pas.

La mare nurserie #naturewardens

4/ Construction d'un toit récupérateur d'eau de pluie pour alimenter la mare.


Système de récupération d'eau de pluie. Arrivée du tuyau.


5/ Camouflage de l'arrivée d'eau en cascade



Au secours zones humides : la mare aux tritons !


 CHANTIER D'ETE : LA MARE NURSERIE

La mare nurserie #naturewardens

Le constat est édifiant : les zones humides françaises sont en voie d'extinction. La faute à qui ? A l'homme bien sûr. Et au dérèglement climatique. Donc à l'homme...

Depuis sa sédentarisation et ses besoins croissants en cultures agricoles, l'homme s'est ingénié à drainer les marais, éradiquer les zones humides pour en faire des surfaces agraires, détruisant des écosystèmes précieux, comme les tourbières. Ces dernières contribuaient entre autre à épancher les crues, réduisant les risques d'inondation, aujourd'hui omniprésents.

Et ce n'est pas tout ! Même à présent qu'il est bien nourri, homo sapiens continue de s'acharner contre les mares forestières et autres flaques, car ces quelques centimètres d'eau dérangent les amateurs de quad et sports motorisés. Cela éclabousse et ça fait de la boue, vous comprenez !

Mare naturelle drainée #alerte #zoneshumides

Du fait, les mairies drainent les fossés, les mares naturelles disparaissent et avec elles, toutes leurs populations d'amphibiens, batraciens, libellules... Une hécatombe !

Avec les sécheresses répétitives, les rares flaques tolérées par les humains ne suffisent plus à accueillir les pontes de grenouilles, crapaud, têtards de salamandres, tritons et j'en passe.

Avec ses petits moyens, à la force des bras, l'association a décidé de réagir et de creuser une mare (à la pioche et à l'huile de coude) pour accueillir tous ces bébés en péril.

Voir : "La mare nurserie : le chantier"


Le logo nouveau est arrivé ! Check out our new logo!


THE LOGO !


French Artist Laure Guymont just painted the new logo of Association Nature Wardens who aim at healing distressed animals and protect the environment
Le nouveau logo des gardiens de la nature ! Nature Wardens' New Logo

Depuis le temps que nous souhaitions asseoir notre identité, nous avons enfin franchi le pas et fait créer notre logo rien qu’à nous !
Les quelques propositions que nous avons reçues de la part de graphistes professionnels et hors de prix, car peu émus par les grandes causes, ne nous ont pas convaincus. C’est finalement l’artiste Laure Guymont qui a répondu à l’appel, nous proposant un projet bien plus original, basé sur une peinture d’art et non un simple produit d’ordinateur.

En savoir plus :


It has been a long time we wished to establish our identity, and we thought that we could do with a personalised logo.
After reviewing the outrageously expensive proposals of professional graphic wankers – the least we can say is that these guys are not touched by higher causes than personal interest – it is finally an actual artist Laure Guymont who answered the call, proposing a very original project based on a real artistic hand painted subject, not a computer product.

More about the making of:


On se bouge pour la biodiversité : tritons et salamandres

On se bouge pour la biodiversité : tritons et salamandres


La salamandre tachetée d'Auvergne. Artiste : Laure Guymont
La salamandre tachetée d'Auvergne

A chacun sa contribution, si petite soit-elle, ce qui craint c’est de ne rien faire. Alors nous voilà repartis, sur les chemins forestiers d’Auvergne, en quête de mares à amphibiens.
Car voyez-vous, depuis toujours les salamandres, les tritons, crapauds, grenouilles et amphibiens chers à nos cœurs (bah si, nous on les aime), se reproduisent dans les mares éphémères que crée la fonte des neiges au printemps.

Et c’est là que le bât blesse, car voyez-vous, les amateurs de routes bien droites, bien balisées, les aficionados de moto-cross et autres quads, détruisent et piétinent sans vergogne ces habitats raréfiés, coulant par le fond des populations entières d’amphibiens, à présent en voie de disparition…
Nous avions repéré plusieurs de ces mares, dont l’une entièrement habitée par des tritons alpestres, une seconde en colloc mi-crapauds mi-grenouilles et quelques spécimens de têtards de salamandres dans la dernière. Seulement voilà, tout ce beau monde nichant en plein milieu d’un chemin carrossable, nous constations avec horreur l’apparition de traces profondes de pneus divers et meurtriers.
Devant l’impossibilité de dévier le court d’eau alimentant les mares, puisque quel que soit son tracé, celui-ci traverserait fatalement le chemin, nous ne ferions que déplacer le problème.
Nous avons donc décidé de ménager des caches où les têtards pourraient se réfugier, et d’ériger un muret à l’endroit le plus critique : celui que les salamandres avaient élu pour leur progéniture.
Les travaux avaient été accomplis cet été et il ne restait plus qu’à vérifier que les dispositifs avaient tenus (c’est-à-dire voir si personne ne les avait détruits en vrai), afin qu’ils puissent abriter les populations du printemps prochain.

Et ô victoire : les murets n’ont pas été abattus ! Y aurait-il de l’espoir dans ce monde de brutes ?

Couple de tritons alpestres : petit mâle et grande femelle !


Les couleurs étincelantes du triton alpestre mâle

La reproduction des tritons :
Au printemps, les tritons quittent leur retraite hivernale pour rejoindre une mare à leur convenance. Pour cela, ils détectent les plans d'eau à distance grâce à l'odorat et doivent sûrement mémoriser leurs localisations d'une année sur l'autre.
Ils muent et perdent leur peau rugueuse et terne (phase terrestre) pour une peau lisse plus colorée qui permet une respiration partielle dans l'eau (phase aquatique). Les mâles acquièrent des couleurs encore plus visibles et une petite crête le long du corps.
L’accouplement dure plusieurs semaines. La femelle fécondée se met alors à pondre ses œufs un à un dans la végétation aquatique. Elle pond chaque œuf (transparent et d'un diamètre d'environ 2 mm) sur une feuille de plante aquatique ou tout autre support végétal inondé (feuille morte, herbe). L'œuf étant collant, elle replie le végétal autour de celui-ci avec ses pattes arrière et lui confectionne ainsi une espèce de petit écrin où il sera caché des prédateurs.



La reproduction des salamandres :
Le printemps correspond pour les salamandres à la période de ponte. Elles fréquentent ainsi les bords des ruisseaux et des flaques d'eau.
L'automne correspond à la période de recherche des partenaires en vue de l'accouplement qui aura lieu entre septembre et mai selon les régions.
Les salamandres sont ovovivipares.
Les femelles déposent leurs larves dans les ruisselets forestiers. Au nombre de trente à quarante par femelle, elles nagent immédiatement et sont pourvues de branchies externes. On les distingue des larves de tritons par la présence de tâches jaunes à la base des pattes. C'est à 4-6 mois qu'elles quitteront le milieu aquatique pour devenir terrestres.