La plante du mois : la gentiane jaune


La gentiane jaune (gentiana lutea), l'amie des humeurs bileuses !


gentiana lutea ou grande gentiane est une plante médicinale protégée
La gentiane jaune ou grande gentiane

La gentiane jaune, ou grande gentiane était autrefois également appelée "quinquina indigène" pour ses propriétés fébrifuges. On l'employait pour soigner la fièvre jaune, dont les crises terribles s'accompagnaient de fortes fièvres.

Cette grande plante vivace mesure entre 0,50 et 1,40 m mais peut atteindre exceptionnellement 2m pour ses parties aériennes. Ses racines, quant à elles, s'enfoncent profondément dans la terre (jusqu'à 1m).

Outre les propriétés fébrifuges de la plante, la racine de gentiane est un excellent "tonique amer" et stimulant de premier ordre des fonctions digestives. Elle a en outre une action bénéfique sur l'accroissement des globules blancs et du fait, sur les défenses naturelles, ce qui la rend précieuse pour traiter les cas d'anémie, de fatigue et les états de convalescence. On l'employait aussi comme vermifuge, mais cet usage a été par la suite abandonné. La décoction de racines prise avant le repas, en stimulant la production de salive, a une action apéritive. Prise après le repas, elle facilite la digestion.

La gentiane demande toutefois à être utilisée avec parcimonie. En effet, un usage excessif peut entraîner des malaises, des éblouissements, des maux de tête, de l'agitation nerveuse, et une pesanteur de la zone épigastrique.

En Auvergne, la gentiane constituait l'un des représentants majeurs de la pharmacopée populaire, et chaque maison possédait son outil propre, sa fourche spécifique, pour répondre aux besoins délicats de l'arrachage. Elle est encore utilisée dans nombre de boissons et décoctions, bien que la récolte en soit à présent réglementée.

La plante du mois : l'ortie

L'ortie (urtica), elle pique mais c'est pour votre bien !



A la sortie de l'hiver, la fatigue se fait sentir. Les beaux jours pointant, des envies de purification de l'organisme et d'énergie nous viennent. Bien sûr la vitamine C a fait ses preuves, mais il y a dans nos jardins et aux pourtours des forêts, une plante que nous trouvons bien gênante, qui renferme pourtant des trésors : l'ortie.

Je vous l'accorde, il s'agit là d'une plante peu avenante et je vous conseille pour la cueillir, de vous munir de gants épais...

Mais l'ortie, largement consommée autrefois en légume, en lieu et place de l'épinard, renferme des actifs aux propriétés digestives, nutritives (elle est pleine d'oligo-éléments dont notre alimentation actuelle se trouve fort dépourvue...), diurétiques, hémostatiques, antidiabétiques, dépuratives et reconstituantes, bref, une vraie panacée pour nos corps affaiblis.

Choisissez un endroit dans la campagne, éloigné de la pollution et des pesticides. Si les orties se trouvent près d'un champ, vous saurez si elles sont exemptes de pesticides, en inspectant les "mauvaises herbes" qui poussent dans le champ. Si point de "mauvaises herbes" ne pointent leur nez dans le champ, alors passez votre chemin, la chimie s'en sera chargée... Par contre si les plantes, y compris les "indésirables" foisonnent, alors il y a de bonnes chances que cet endroit soit sain.

Cueillez environ 100gr d'orties (feuilles et tiges font l'affaire). Attention, ça pique !!. De retour à la maison, lavez les orties pour les débarrasser de la terre et des insectes qui s'y seraient éventuellement logés, coupez-les en morceaux (tout cela avec des gants de cuisine, sinon attention aux brûlures...) et plongez le tout dans un litre d'eau frémissante. Il faut ensuite laissez le tout infuser un bon quart d'heure.

Vous consommerez une tasse de ce breuvage le matin à jeun et une tasse avant le déjeuner, ce, pendant une semaine au moins. La décoction ainsi préparée se garde deux jours. Au-delà il faut en refaire une nouvelle. Elle ne pique pas, les propriétés urticantes de l'ortie disparaissant à la cuisson.

Une semaine plus tard, vous voilà prêt à affronter le printemps sous les meilleurs auspices!

La plante du mois : l'ail l'oignon et le poireau

La plante du mois : l'ail, l'oignon et le poireau

ail oignons et poireaux font partie de la même famille de plantes médicinales les liliacés
L'ail rose de Billom au goût délicat


Comment ça l’ail, l’oignon et le poireau, on a dit LA plante du mois pas LES plantes du mois ! Et bah c’est pareil, parce que les trois font partie de la même famille : les liliacés.
D’ailleurs leur noms scientifiques se ressemblent étrangement : allium sativum pour l’ail commun, allium cepa pour l’oignon et allium porrum pour le poireau.

Les trois plantes constituent une base d’alimentation très saine et il est dommage qu’on se contente parfois de les utiliser en condiment, car ils confèrent à nos organismes des pouvoirs de longévité prouvés.

Stimulants, diurétiques, vermifuges, antiscorbutiques (donc riches en vitamine C), antidiabétiques, antiseptiques et antiviraux, les liliacés, qu’ils soient sauvages (comme l’ail des ours) ou cultivés, soignent à peu près tout.
En usage interne ou en usage externe, ils n’ont d’inconvénient, pour ceux qui ne l’apprécient pas, que leur goût et leur odeur prononcés.

La soupe à l’oignon (en version clairette, pas celle avec du bon gros gratin gras et des croutons) est une excellente alliée digestion, post excès de table et de boisson.
Les vapeurs d’ail sont antiseptiques et bactéricides. On écrasait autrefois des calleux d’ail dans les pièces où résidaient les malades et dans les étables, avec succès contre les contagions.
Si vous êtes entourés de souffreteux et contagieux divers au bureau, rien de tel pour vous prémunir des infections, que de manger tous les jours une gousse d’ail crue en salade ou frottée sur du pain. Si votre haleine échoue à éloigner vos collègues malades, alors les vapeurs d’aldéhyde allylique (ou acroléine) qui émaneront, suffiront à désinfecter l’atmosphère autour de vous.
A bon entendeur, portez-vous bien !